Les souvenirs d'un écolier
d'Aubigné-Racan 1945-1946
Par Claude Ribet

" L'éducation est en un sens une génération."
Discours prononcé par le citoyen Jean Jaurès
Les 10 et 24 janvier 1910 à la Chambre des Députés.
Si l'on veut se rappeler où et comment, et avec qui on a pu connaître les premiers liens sociaux, c'est bien et dans sa plus tendre enfance, que nous les avons découverts à l'école évidemment. Lorsque je vous présente cette photo du cours élémentaire de l'année 1945/1946, ce n'était pas l'opulence. La guerre était terminée depuis peu, et les enfants étaient chichement vêtus. On apprenait à lire à écrire et compter avec l'encre violette, les portes plumes et les plumes "Sergent-major". Il est très difficile de comparer une époque à une autre avec un tel recul. Je me souviens malgré tout, que nos enseignants faisaient tout leur possible pour nous inculquer leurs connaissances. On nous faisait découvrir l'histoire, cela nous permettait un peu plus chaque jour de découvrir nos origines, notre héritage culturel, notre passé, et nous rattachait à des valeurs. La minute quotidienne de morale nous faisait méditer sur ce qu'était le bien et le mal et nous donnait des repères.

L'instruction civique, enseigné vers la fin d'étude avec Monsieur Rivière (excellent instituteur) nous rappelait chaque jour ce qu'était un pays Républicain et démocratique, et que nous avions de la chance de connaître ce système (de très loin le meilleur) Si parfois un enseignant élevait le ton ou secouait un élève réticent, ce n'était uniquement, que vers l'intérêt et l'avenir de l'élève que cet accès de sévérité se manifestait. Quant aux enfants qui étaient dans cette école qui m'a tant apporté, ils venaient chaque jour de la"Marière" de " Mal équarri " des " Sablons " de " Varenne ", à pieds bien sûr et par tous les temps. Le ramassage scolaire n'existait pas. La Laïcité, que certains voudraient remettre en cause aujourd'hui était la règle d'or de nos écoles. Pour les enfants dont je vous parlais de suite et qui venaient de loin, il y avait un lieu de restauration. Notre cantine tenue d'une manière rigoureuse par deux personnes envers qui je garde un affectueux souvenir: Madame Durriez, madame Puault. Je ne voudrais surtout pas que ma description vous paraisse ringarde, elle est réelle. Je disais tout à l'heure qu'il est impossible de comparer une époque à une autre. Aujourd'hui, l'école, notre école laïque a su préserver ses valeurs, bien que les enseignants, dans la plupart des cas, professent dans des conditions plus difficiles qu'autrefois. L'évolution si elle est une réalité, ne s'est pas toujours produite d'une manière positive, et il est anormal de nos jours qu'un enseignant ne soit pas respecté comme autrefois puisque le savoir que l'on obtient et que l'on garde toute sa vie vient de lui. Pour l'homme de soixante huit ans que je suis, lorsque, par intermittence, je descends au village natal, je marque toujours un temps d'arrêt vers la Mairie, et regarde quelques instants ces bâtiments scolaires dont l'implantation n'a pas changé. Avec une pointe de nostalgie, et avec un regard affectif, je détaille quelques instants, en me rappelant que le savoir que j'ai pu acquérir dans ces classes, m'a beaucoup apporté dans ma vie d'homme. Pour la petite histoire du village natal, j'ai retrouvé cette photo scolaire de l'année 1945/1946 cours élémentaire. le temps s'est considérablement écoulé depuis cette époque. Je suis un homme qui est entré dans sa soixante neuvième année, mais par bonheur j'ai conservé une mémoire intacte. Je vais donc identifier tous les personnages qui figurent sur cette photo. Madame Denet envers qui je garde un excellent souvenir, fut ma première institutrice, c'est elle qui m'a appris à lire. Si vous pouviez lui rappeler ces souvenirs cela j'en suis sûr lui rappellerait une époque et sa vie professionnelle qu'elle a assumée avec beaucoup de rigueur et de passion.

L'institutrice Mademoiselle Lecomte
Premier rang du haut de gauche à droite: Ramaugé Raymond, Bellanger Gaston, Renoult Paul, Liger Claude, Chauvigné René, Haton Jean Paul, Cartereau. Deuxième rang du milieu de gauche à droite : Avenat, Courtin, Choisnet ( la Pilletière) Hériard André, Millet Roger, Goulet, Bagiault, Peltier, Ramauger Roger. Troisième rang de gauche à droite Daniélo Robert, Gervais, Fourrault Claude, Ribet Claude, Courtin, Derouault Gérard, Brard Claude, Rioux Maxime, Davoine Pierre, Hériard Pierre, Aimé Albert ( la Bourgaudiére )

Mademoiselle Lecomte
Raymond Ramaugé Gaston Bellanger
Paul Renoult Paul Liger
René Chauvigné Jean Paul Haton
Cartereau Robert Avenat
Courtin Chouanet La pilletière
André Hériard Roger Millet
Goulet Bagiau
Pelletier Roger Ramaugé
Claude Fourreau Robert Daniélo
Jervais Claude Courtin
Gerard Derouault Claude Brard
Maxime Rioux Pierre Davoine

Hériard Pierre Aimé Albert
La Burgaudière
Pour la petite histoire deux copains qui figurent sur cette photo faisaient tous les jours par tous les temps quatre kilomètres aller et retour Chauvigné René qui habitait à la limite de Verneil le Chétif, et Daniélo Robert qui était domicilié à " l'Eguillé ". Le ramassage scolaire n'existait pas à cette époque et par les hivers rigoureux d'après Guerre le seul point où l'on pouvait se réchauffer était le gros poêle à bois qui se situait au milieu de chaque classe. Toute une époque ! Nicole Piétrin dont le frère Jean Paul Haton se trouve sur la photo annonce que notre cher Gérard Derouauld est décédé le mois dernier, nous lui rendons hommage comme à ceux qui ne seraient plus.

Les souvenirs d'un écolier
d'Aubigné-Racan 1951-1952

Monsieur Rivière
Notre instituteur
Lorsque vous voyez cette photo, je n'ai pas le droit de ne rien dire sur cet homme qui fut notre instituteur. Monsieur RIvière fut un enseignant de son époque. L'amour de son métier, sa vigilance, voire sa sévérité, toujours orientée vers l'intérêt de l'enfant, donnaient toujours des résultats positifs. C'était Quelqu'un qui était foncièrement droit et honnête, qui n'avait qu'un seul but : la réussite de ses élèves. Son enseignement de l'histoire nous captivait. Si je suis devenu, malgré ma profession d'ajusteur, un passionné d'histoire, je pense que c'est un peu grâce à lui. Merci monsieur RIVIERE, vous avez été un excellent enseignant et un homme intègre.
Mes petits camarades

Marcel Delètang
Lucien Lehoux Claude Ribet
Jean Paul Haton Jean Daniélo
Claude Fourreau Lucien Maillet
Boussin Paul Hérin
Bardet
Guy Guichard
Roger Bernard,
décédé, honoré par la ville
d'Aubigné-Racan,
le Stade de FootBall porte son nom
Gerard Derouault Michel Roger
Chouanet
Gaston Beaumont Jean Paul Juignet
Moise Lebouc

J'ai noirci deux visages sur cette photographie, je le regrette pour mon ami Claude Ribet, j'invite donc tous ceux possédant l'original de découvrir l'identité des protagonistes. On n'a pas eu le courage de me contacter, mais plutôt la lâcheté de me divaguer, me diffamer, pour une page pourtant digne d'intérèt. Aussi après information auprès de la justice, il s'avère que je pouvais conserver en l'état cette photographie d'école, en effet la photo datant de 59 ans est publique de par son caractère historique et de son statut d'appartenance à l'Education Nationale, mais comme l'on s'est bien permis d'harceler moralement ma mère nourricière qui est une femme âgée de bientôt 84 ans, j'ai préféré noircir les visages de ces deux personnes qui n'offrent absolument rien de concret dans mon existence, aucun intérèt vital dans ma vie. Par son article, Claude Ribet a consacré un véritable travail de pédagogie dans le plus pur style de probité et d'abnégation qui sied à cet homme éprit de son enfance, il est fort dommageable que sa démarche n'est pas été comprise, mais on a l'éducation que l'on a reçu, évidement cette page va rester et Claude Ribet se joint à moi et remercions vivement tous les visiteurs qui ont apporté leur contribution à mon site internet par leurs visites sur cet admirable article qui aurait dû s'imposer et non diviser.
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La maison de mon enfance
L'entrée du château de Bossé
Le château de la Gravière
La Gravière
Le château de Guennevray
Le manoir de Champmarin
L'entrée du manoir de Champmarin
Le château du Gravier
Le château de Bellevue
Le chêne de Bossé
La Gravière
Habit Sarthois
Famille Professeur Louis Arnould
Professeur Louis Arnould Historien de Racan
Le Professeur Louis Arnould
Collection privée Liliane Jousse
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J'ai traité les photos en HD afin de permettre un meilleur rendu sur écran.
Le Professeur Louis Arnould
Quand j’étais tout enfant, nous habitions rue Racan, notre maison jouxtait celle de la famille Taillecourt dont le jardin et la cour forment le haut de la rue du Professeur Louis Arnould. Cest ici une longue ruelle du centre bourg qui longe l’école publique, la mairie et autrefois la perception et tandis que j’écris, elle ramène à ma mémoire le doux souvenir de mon enfance. J'aimais par dessus tout lire les plaques commémoratives au chaque commencement des rues de notre village.
De ma naïveté d’enfant de six ans, je pensais que les plaques commémoratives qui ornent nos rues, distinguaient les personnalités ayant vécues à Aubigné Racan, aussi lorsque je revenais de l’école, j’interrogeais ma mère, lui demandait avec insistance, mais qui était donc le Professeur louis Arnould, elle m’avait répondu, comme m'avait répondu madame Aline Bouzeau, mademoiselle Millet et qui, elles pour le coup, avaient très bien connu en leur temps, l'illustre personnage : Cest le monsieur qui a écrit un livre sur le poète Racan (1589-1670). Histoire anecdotique et critique de sa vie et de ses oeuvres, Thèse, Paris, Armand Colin et Cie, 1896, 772 p), le Professeur louis Arnould, habitait au Manoir de Champmarin. Plus précisément, Il acheta en 1901 la ferme de Champmarin, où était né Racan, qu’il restaura pour en faire le manoir que l’on connaît. Le Professeur Louis Arnould était né en 1864 et il décéda à Aubigné-Racan en 1949. Ce que je retiens de mes discutions d'avec mes amies Aline et Hélène, dont j'ai écris pour chacune une note sur mon Site, c'est que le Professeur Louis Arnould était d'une gentillesse remarquable, d'une probité sans pareille, cet homme d'une étonnante simplicité donnait à chacun les moyens de se délivrer des peurs de l'illettrisme, voir de l'analphabétisme pour d'autres, ainsi devenir à pied d'égalité, les interlocuteurs conscients, sans travestir les résonnances d'hommes dans leur intuition et raisonnnement. Dire si sans le Professeur Louis Arnould, Aubigné ne serait pas devenu Aubigné-Racan, nul ne peut le confesser, toujours est-il que pour la joie des villageois, le nom de Racan fut rattaché à celui de la commune d’une décision prise par le Conseil municipal du 5 juin 1934, on peut imaginer sans trahir le Professeur Louis Arnould, qu'une petite larme de bonheur a dû couler de ses yeux ce jours là, lui qui dans sa jeunesse avait tant aimé le poète Racan et en avait fait même une thèse.
Photographie du Professeur Louis Arnould en compagnie de sa femme, lien du site web familial Baltard-Arnould. Baltard, célèbre famille de constructeurs architectes. ( pavillon Baltard. Paris.) Le Professeur de Lettres, Docteur es lettres, professeur de français de l’Université de Poitier, il a écrit de nombreux ouvrages, a également longtemps enseigné à la prestigieuse Université de Quebec.
Je remercie vivement la famille du Professeur Louis Arnould pour sa gentillesse et ses encouragements. Je la remercie de tout coeur pour les photos authentiques du Professeur Louis Arnould. Je lui conserve mon amical souvenir qui s’enracine dans la figure marquante de cette personnalité célèbre de notre commune.
Le Professeur Louis Arnould repose au cimetière d'Aubigné-Racan
Site familial
Gallica Bibliothèque de France
Sur Gallica, retrouvez les oeuvres de Racan.
Veuillez s'il vous plait commenter toutes les notes des personnages d'Aubigné-Racan sur cette même note qui accueille tous les commentaires, ce qui vous évite d'ouvrir les notes, elles ne sont donc pas comptabilisées.
Alibert
Sur le plancher des vaches.mp3
Le plus beau des tangos du monde.mp3
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Berthe Sylva
On a pas tous les jours vingt ans.mp3
Si l'on pouvait arrêter les aiguilles.mp3
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Fréhél
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Maurice Chevalier
Ca fait d'excellents français.mp3
Ca c'est passé un dimanche.mp3
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Jean Gabin & Arletty
Quand on s 'promène au bord de l'eau.mp3
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Damia
la_guinguette_a_ferme_ses_volets.mp3
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Dassary
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Darcelys
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Joséphine Baker
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Pauline Carton
Sous les palétuviers (avec René Koval).mp3
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Gaston Ouvrad
Je ne suis pas bien portant.mp3
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Le peintre Bernard Kever
Le peintre Bernard Kever est né par une journée glaciale, le 12 décembre 1945, l' hiver rigoureux y fut comparable à celui de 1942, resté célèbre dans la mémoire des hommes. Durant plus de trois semaines, la température du jour et de la nuit ne remonta pas au dessus des -13° et il y eut dans toute la Capitale, une couche de neige avoisinant les 20 à 30 centimètres d'épaisseur, les parcs, les places, les rues et les avenues étaient devenues désertes. Rue de Larrey, à l'ombre de la Grande Mosquée et de son minaret, c'est dans cet endroit paisible du cinquième et du plus ancien arrondissement de Paris que naquit Bernard Kever et qu'il y grandit jusqu'à l'âge de quatre ans. En l'année 1949, ses parents s'installent à Trélazé, ville moyenne du Maine et Loir et ses quelques 11 000 habitants, Trélazé et ses célèbres ardoisières à ciel ouvert, de l'âge de 8 à 10 ans, il y fréquente de manière assidue l'école communale, entouré de l'affection des siens et dont l'origine paternelle issue du département de la Bretagne qui lui tient à cœur et dont le regard avisé sur sa peinture se teinte de promesse et de bienveillance, une peinture libre, faite de joie, d'avenir, des couleurs qui ébranlent les principes et nous ouvrent l’œuvre, l'univers nostalgique de ce peintre singulier qui dit se livrer en amateur.
En 1958, à l'âge de 13 ans il fait son entrée au collège Chevrolier d’Angers, qu'il quittera à l'âge de 16 ans pour faire son entrée en apprentissage comme dépanneur télévision, son CAP en poche, il regagne la Capitale pour y exercer à nouveau son métier et en 1965 il est incorporé dans un régiment en Allemagne pour son temps aux armées, une année plus tard démobilisé, il revient à Paris où il retrouve son activité, en 1968 il postule un emploi à la Fnac, en 1973 il se met à son compte à Argentan en Normandie, en 1986 il arrive à Aubigné-Racan avec sa femme Arlette qu'il a épousé en 1968 sous la neige à Paris, avec leurs trois enfants, il exercera son métier de dépanneur télévision jusqu'à sa retraite. La passion du dessin, de la peinture parce que ses deux passions se trouvaient en lui depuis l'adolescence, il a choisi sur le tard de prêter son pinceau à l'immortel geste des peintres, à l’œuvre de la couleur idéalisée du mythe de la lumière et de l'ombre, en nous restituant sur la toile blanche tout le charnel et le vulnérable de la nostalgie, avec l'audace des plus grands sans jamais s'y mesurer, il fait de nous des admirateurs de sa peinture terriblement humaine.
De sa première toile, le phare au milieu de la mer, à la photographie du gîte d'un ami à ce petit tableau qui fait la couverture des prospectus dont son ami faisait parvenir au Royaume Unis, de son ami peintre Michel Kechichian qui lui ouvre les yeux en lui faisant exposer ses toiles au Salon des Arts de la Chartes sur le Loir, sa rencontre avec le grand peintre Jean Marie Gasse lors de son premier concours de peinture à Sainte Suzanne, la création de l'Atelier de l'Association des 3A à Aubigné-Racan, leur professeur madame Nicole Perrot, sa rencontre avec le grand peintre Abel Roy, les peintures en extérieur, les différentes expositions, Salons des Arts de Saint Calais, Asnières sur Vergne, Le Lude, les chemins en couleur de Malicorne. Le peintre Bernard Kever a été deux fois primé, peintre à l'honneur au concours organisé par le sentier d'Art de Saint de la Motte, primé troisième au concours de Bessé sur Bray, primé deux fois au concours d'Aubigné-Racan, ainsi que deux années de suite peintre à l'honneur, une nouvelle fois primé peintre à l'honneur au concours de la Fontaine Saint Martin.
Que de la joie me dit-il qu'à son tour il essaye d’entraîner, de la détente, de la bonne humeur, chaque peintre incarne sur la toile, des bonheurs, des joies différentes, les admirer est une invitation à la rêverie, une invitation au voyage, la beauté exerce sur l'imaginaire le geste du peintre qui n'appartient pas qu'aux gens libres.
Diaporama des toiles de Bernard Kever
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Andrex
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Bach et Laverne
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Bérard
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Théodore Botrel
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Lucien Boyer & les frères Jacques
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Lucienne Boyer
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Aristide Bruant
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Réda Caire
Les beaux dimanches de printemps.mp3
Le plus beau refrain de la vie.mp3
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Celis Elyane
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Comedian Harmonists
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Paulette Darty
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Lucienne Delyle
Sur les quais du vieux Paris.mp3
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Mireille
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Dréan
Elle s'était fait couper les cheveux.mp3
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Mireille & Jean Sablon
Puisque vous partez en voyage.mp3
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La suite des chansons du temps passé

Le peintre Jean Marie Gasse
Grande Médaille de bronze de l'institut académique de la ville de Paris 1991. Médaille de Bronze avec Rosette d'encouragement au Bien Alain Poher 1991 (rec. D'utilité publique) , Médaille d'Or sur canapé avec Rosette F.N.C.F Deauville 1992 , Sélection du patrimoine artistique français-France Chicago et Washington 1992 , Grand concours international à Deauville , Médaille d'Or 1992 , C.E.E. Palme d'Or Bruxelles 1995 , Médaille de Bronze sur canapé avec Rosette des Arts, Sciences et lettres 1995 , Toile d'Or de la Fédération nationale de la culture Française 1992-1998 , Médaille Beaux-arts F.N.C. Française 1997 , chevalier officiel académicien du Verbano – Italie 1999 , Fédération N.C.F. Grande Médaille d'Argent beaux arts 1999 , Grande Médaille d'Argent avec Rosette du Mérite du dévouement français 2001 , Grande Médaille d'Argent avec Rosette des arts, Sciences et Lettres , couronnée par l'Académie Française 2001 , Médaille d'Honneur F.N.C.F. 2001 , Nomination de Masters – Salon international de Rambouillet 2001 , Concours de la fédération nationale de la Culture française , Médaille de Bronze République française 2002 , Grand Concours international d'Art Moderne et Contemporain – Trophée européen Or 2003 , Concours international de la culture française , Médaille d'Or République française 2004 , Médaille d'Argent Grand Concours international d'Arts Moderne contemporain , Fréjus 2005 , Médaille d'Or du mérite et dévouement Français au Sénat 2005 , Médaille de Vermeil Arts ,Sciences et Lettres couronnée par l'Académie Française Paris 2008 , Toile d'or Fédération Nationale de la culture Française 2008
Diaporama toiles de Jean Marie Gasse
Mathurin Jouanneau
Qu’est ce qui décide un être humain à tout quitter, son pays, sa famille, il faudrait interroger tous les savants de la planète et nous ne saurions pas expliquer une telle démarche. Jean Jacques Rousseau a dit, l’homme qui a le plus vécû n’est pas celui qui a compté le plus d’années, mais celui qui a le plus senti la vie, sans nul doute Mathurin Jouanneau appartiennait à cette race d’hommes, d’aventuriers. Né à Aubigné Racan, Mathurin Jouanneau faisait la profession de défricheur, d’une longue lignée de paysans, il a l’oeil vif et la décision rapîde. Mathurin Jouanneau quitta sa famille, ses amis, sa commune pour s’embarquer vers le Nouveau Monde en 1651. Mathurin s’engagea avec 101 camarades dans la Compagnie de Montréal, ce que l’on appela à l’époque La Grande Recrue. Ils furent les premiers colons qui créèrent le Canada et le Québec. Mathurin fut presque toujours à l’emploi des Hospitalières. Il obtient une concession en mai 1659, à la contrée de Saint-Joseph. Le 12 mars 1660, il entre définitivement au service des Hospitalières en tant que frère donné. En 1663, il s’enrôle dans la milice de la Sainte Famille. Nous perdons sa trace après août 1667. La mémoire et le nom de Mathurin Jouanneau, ainsi que celles des 100 camarades de la Grande Recrue sont cités chaque année au Canada lors de la cérémonie annuelle de commémoration, ainsi comme il est dit : Quatre décennies plus tard, en 1687, le gouverneur Denonville et l’intendant Champigny commémoreront l’arrivée de cette Grande Recrue, ces cent hommes qui ont sauvé l’île de Montréal et tout le Canada aussi. La Plaque érigée à La Flêche, au port du Pré Luneau où se sont embarqués les engagés de la Grande Recrue, en 1653, pour se rendre à Nantes et à Saint-Nazaire. La plaque fut inaugurée en mai 1954, à l’occasion du 300e anniversaire du départ de la Recrue.
Plaque érigée à la Flêche au port du Pré Luneau où se sont embarqués les engagés de la Grande Recrue, en 1653, pour se rendre à Nantes et à Saint-Nazaire. La plaque fut inaugurée en mai 1954, à l’occasion du 300e anniversaire du départ de la Recrue.
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Dranem
Elle avait une jambe de bois.mp3
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Marie Dubas
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Jacques Hélian
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Gaston Monthéus
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Lucile Panis
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Fernandel
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Georgel
C'est une gamine charmante.mp3
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Georges Milton
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Félix Mayol
Elle vendait des p'tits gâteaux.mp3
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Margy Lina
Voulez-vous danser grand-mère ?.mp3
Les carabiniers de Castille.mp3
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Jean Lumière
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La suite des chansons du passé

Le peintre Abel Roy
Abel ROY est né en 1966. Il commence la peinture à l'âge de 14 ans et déjà, à Paris, il fréquente les musées, les galeries et les expositions. Il se lie d'amitié avec plusieurs artistes de Montparnasse. Alors qu'il n'a que 17 ans, il entre à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il fait sa première exposition à 18 ans. Il participe à différents Salons : Salon des Indépendants, Salon d'Automne ...
Abel ROY se dit volontiers influencé par les grands maîtres de la tradition classique, mais son inspiration trouve aussi sa source dans des courants picturaux beaucoup plus contemporains, ce qui donne à cette oeuvre abondante une large palette de tons et de sujets traités : paysages, natures mortes, portraits, nus ... Une oeuvre aux multiples facettes à découvrir sans tarder.
Biographie d'après la Galerie Internationale GalerieRambaud
A propos de la GalerieRambaud
La Galerie Rambaud présente en permanence des œuvres d'art moderne et contemporain sur de nombreux thèmes et avec des techniques multiples. C'est ainsi que l'exposition virtuelle des œuvres regroupe aquarelles, dessins, gouaches, gravures, lithographies, pastels, peintures, photographies, reproductions numériques sur Velin d'Arches, posters, sculptures, objets de décoration … Les thèmes représentés sont à même de répondre aux recherches des collectionneurs et amateurs d'art : art abstrait, art naïf, art singulier, art masculin, nus masculins, art féminin, nus féminins, portraits, paysages de Paris, d'Ile-de-France, de Bretagne, de Normandie, de Provence, de la Côte d'Azur, de Saint-Tropez, mais aussi paysages d'Algérie, de Tunisie, d'Espagne, de Grèce et d'Italie avec des vues de Venise … Les autres thèmes abordés sont les marines, les ports, les bateaux, les scènes de cafés, bars et restaurants, le cirque et les clowns, les bouquets de fleurs, les natures mortes, les intérieurs, la musique, les chanteurs et chanteuses de variété française et internationale, les personnalités diverses, le théâtre, l'opéra …

Diaporama des toiles de Abel Roy
Le site de Abel Roy


La Flèche, une ville tranquille dans la Vallée du Loir, une syllabe d'argile qui sort de la pierre de tuffeau et résonne dans la continuité des châteaux de la Loire. Ses maisons bourgeoises y côtoient les hôtels, ses boutiques, ses restaurants, son Prytanée national militaire, là où le climat angevin s'attarde en courtes pluies et bourrasques. C'est ici le 10 septembre 1815, dans une maison pauvre, non loin de la douceur du Loir que naquit Marie Joséphine Olinde Carpantier. Ses parents sont arrivés à la caserne de la Flèche par les aléas de la vie militaire. En cette année 1815, c'est le retour de Napoléon, les cents jours, du 1er mars au 18 juin 1815, le 21 mai, André Carpantier le père de Marie Joséphine est tué lors d'une insurrection royaliste, la fusillade a fait de nombreuses victimes. Joséphine, la mère est dorénavant obligée de travailler pour subvenir à la nourriture de ses enfants, elle trouve un emploi de lingère au Collège Royal et n'ayant pas les moyens financiers pour rémunérer une nourrice, elle confie Marie Joséphine à sa grand mère, dentelière, qui habite Alençon. Durant quatre années Marie Joséphine va vivre sereine dans la grandeur d'âme de sa grand mère, rendue invisible, silencieuse à la solitude de l'aiguille, du dès, du point d'Alençon. De retour à la Flèche la petite Marie Joséphine va à l'école, c'est un caractère bien trempé, elle n'hésite pas à se mesurer par la manière forte aux autres écoliers et c'est ainsi qu'elle est punie à porter la robe de pénitence pour avoir battu une élève. En cette année 1826, nous sommes à l'époque peu glorieuse où l'on employait les enfants de moins de 12 ans à des journées harassantes de 8 heures de travail consécutif, Marie a 11 ans, elle entre en apprentissage comme gantière, repasseuse. En 1833, la loi Guizot oblige les communes à ouvrir une école primaire, mais en l'instant se sont les salles d'asile créées en 1826 qui ont primauté, à la Flèche, la municipalité propose à Joséphine, la mère de Marie Joséphine, l'ouverture d'une salle d'asile, elle ouvrira ses portes le 27 février 1834. Le financement garanti des salles d'asile est octroyé par les fêtes de charité, les loteries. Prières, travaux manuels, instruction civique est la base donnée aux enfants et Marie Pape Carpantier encadre les enfants tout en allant se former au Mans. Après sa formation, Marie devient surveillante, reconnue comme modèle en la matière, elle devient directrice de Salle d'asile alors qu'elle n'a que 19 ans. La centaine de gamins est un travail fort éprouvant, épuisée elle s'arrête de travailler au grand dam des familles, l'Inspecteur de l'Instruction Publique déclarera : On ne peut espérer retrouver plus facilement dans une directrice le rare mérite qui distinguait mademoiselle Carpantier. Le 4 juillet 1842, sa santé remise, elle devient directrice de la salle d'asile du Mans et propose une autre manière de travailler, elle écrit : La méthode en l'état c'est la lettre morte. Il faut que l'instituteur apporte la couleur, le mouvement, l'à propos, l'avis ! Elle apprend par l'intuition, le sensible, le goût, ce qui permet aux enfants d'ouvrir leur intelligence, s'approprier le vivre ensemble par le corps et le langage. En 1847, elle quitte le Mans pour Paris, à l'école normale des salles d'asile, elle propose de changer le nom en École Maternelle, le décret d'application est signé le 28 avril 1848 par Carnot vivement conquit par l'idée. Marie Pape Carpantier requière la notoriété grâce à la publication de ses ouvrages, le premier livre intitulé : Conseils sur la direction des salles d'asile. Le Ministre de l'Instruction Publique monsieur Salvandy la place à la tête de l'École Normale destinée à la Formation des Personnels des Salles d'asile. Celle qui allait devenir l'une des plus grandes pédagogues de son temps est saluée dans plusieurs pays, les États Unis, notamment à Londres où ses travaux sont récompensés lors de l'exposition Universelle de 1862. Ses réformes pédagogiques sont largement diffusées par ses écrits, ses conférences, ses déplacements à l'étranger. En 1874, le Ministre de Cumont, hostile à l'indépendance de l'école et surtout pour la concurrence qu'elle représentait pour les congrégations religieuses, Marie Joséphine Pape Carpantier est dépossédée sans ambages de son activité, quelques mois plus tard un changement de politique intervient, elle est réhabilitée dans son honneur et son intégrité, elle est nommée Inspectrice générale des salles d'asile. Celle qui éleva les salles d'asile à un vrai rang institutionnel scolaire, l'école maternelle, par les notions de l'écriture, du calcul mental, de la lecture, la création d'exercices extra scolaire, meurt épuisée le 31 juillet 1878 à Villiers le Bel. Aujourd'hui en plein 21 siècle, on ne peut se représenter la notoriété d'une telle femme, mais la France entière, le monde ce jour là pleura l'inventrice de l'École Maternelle. Sur sa tombe, Marie Joséphine Pape Carpentier ne veut qu'une seule pierre et souhaite que ses livres soient distribués dans toutes les écoles de France, son vœu sera entièrement réalisé.
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