Personnages célèbres Aubigné-Racan


Le Professeur Louis Arnould

 

Le Professeur Louis Arnould

 

 

 

Quand j’étais tout enfant, nous habitions rue Racan, notre maison jouxtait celle de la famille Taillecourt dont le jardin et la cour forment le haut de la rue du Professeur Louis Arnould. Cest ici une longue ruelle du centre bourg qui longe l’école publique, la mairie et autrefois la perception et tandis que j’écris, elle ramène à ma mémoire le doux souvenir de mon enfance. J'aimais par dessus tout lire les plaques commémoratives au chaque commencement des rues de notre village. 

 

  

 

 

 De ma naïveté d’enfant de six ans, je pensais que les plaques commémoratives qui ornent nos rues, distinguaient les personnalités ayant vécues à Aubigné Racan, aussi lorsque je revenais de l’école, j’interrogeais ma mère, lui demandait avec insistance, mais qui était donc le Professeur louis Arnould, elle m’avait répondu, comme m'avait répondu madame Aline Bouzeau, mademoiselle Millet et qui, elles pour le coup, avaient très bien connu en leur temps, l'illustre personnage : Cest le monsieur qui a écrit un livre sur le poète Racan (1589-1670). Histoire anecdotique et critique de sa vie et de ses oeuvres, Thèse, Paris, Armand Colin et Cie, 1896, 772 p), le Professeur louis Arnould, habitait au Manoir de Champmarin. Plus précisément, Il acheta en 1901 la ferme de Champmarin, où était né Racan, qu’il restaura pour en faire le manoir que l’on connaît. Le Professeur Louis Arnould était né en 1864 et il décéda à Aubigné-Racan en 1949. Ce que je retiens de mes discutions d'avec mes amies Aline et Hélène, dont j'ai écris pour chacune une note sur mon Site, c'est que le Professeur Louis Arnould était d'une gentillesse remarquable, d'une probité sans pareille, cet homme d'une étonnante simplicité donnait à chacun les moyens de se délivrer des peurs de l'illettrisme, voir de l'analphabétisme pour d'autres, ainsi devenir à pied d'égalité, les interlocuteurs conscients, sans travestir les résonnances d'hommes dans leur intuition et raisonnnement. Dire si sans le Professeur Louis Arnould, Aubigné ne serait pas devenu Aubigné-Racan, nul ne peut le confesser, toujours est-il que pour la joie des villageois, le nom de Racan fut rattaché à celui de la commune d’une décision prise par le Conseil municipal du 5 juin 1934, on peut imaginer sans trahir le Professeur Louis Arnould, qu'une petite larme de bonheur a dû couler de ses yeux ce jours là, lui qui dans sa jeunesse avait tant aimé le poète Racan et en avait fait même une thèse.

 

 

 

 

 

Photographie du Professeur Louis Arnould en compagnie de sa femme, lien du site web familial Baltard-Arnould. Baltard, célèbre famille de constructeurs architectes. ( pavillon Baltard. Paris.) Le Professeur de Lettres, Docteur es lettres, professeur de français de l’Université de Poitier, il a écrit de nombreux ouvrages, a également longtemps enseigné à la prestigieuse Université de Quebec. 

 

Je remercie vivement la famille du Professeur Louis Arnould pour sa gentillesse et ses encouragements. Je la remercie de tout coeur pour les photos authentiques du Professeur Louis Arnould. Je lui conserve mon amical souvenir qui s’enracine dans la figure marquante de cette personnalité célèbre de notre commune.  

 

 

 

 

 Le Professeur Louis Arnould repose au cimetière d'Aubigné-Racan

 

Site familial

 

baltarnould-Arnould

 

 Gallica Bibliothèque de France 

 

Sur Gallica, retrouvez les oeuvres de Racan. 

 

 Veuillez s'il vous plait commenter toutes les notes des personnages d'Aubigné-Racan sur cette même note qui accueille tous les commentaires, ce qui vous évite d'ouvrir les notes, elles ne sont donc pas comptabilisées.

 

 


| 6532 vues | 0 commentaire

Mathurin Jouanneau

 

 

Mathurin Jouanneau

 

Qu’est ce qui décide un être humain à tout quitter, son pays, sa famille, il faudrait interroger tous les savants de la planète et nous ne saurions pas expliquer une telle démarche. Jean Jacques Rousseau a dit, l’homme qui a le plus vécû n’est pas celui qui a compté le plus d’années, mais celui qui a le plus senti la vie, sans nul doute Mathurin Jouanneau appartiennait à cette race d’hommes, d’aventuriers. Né à Aubigné Racan, Mathurin Jouanneau faisait la profession de défricheur, d’une longue lignée de paysans, il a l’oeil vif et la décision rapîde. Mathurin Jouanneau quitta sa famille, ses amis, sa commune pour s’embarquer vers le Nouveau Monde en 1651. Mathurin s’engagea avec 101 camarades dans la Compagnie de Montréal, ce que l’on appela à l’époque La Grande Recrue. Ils furent les premiers colons qui créèrent le Canada et le Québec. Mathurin fut presque toujours à l’emploi des Hospitalières. Il obtient une concession en mai 1659, à la contrée de Saint-Joseph. Le 12 mars 1660, il entre définitivement au service des Hospitalières en tant que frère donné. En 1663, il s’enrôle dans la milice de la Sainte Famille. Nous perdons sa trace après août 1667. La mémoire et le nom de Mathurin Jouanneau, ainsi que celles des 100 camarades de la Grande Recrue sont cités chaque année au Canada lors de la cérémonie annuelle de commémoration, ainsi comme il est dit :  Quatre décennies plus tard, en 1687, le gouverneur Denonville et l’intendant Champigny commémoreront l’arrivée de cette Grande Recrue, ces cent hommes qui ont sauvé l’île de Montréal et tout le Canada aussi. La Plaque érigée à La Flêche, au port du Pré Luneau où se sont embarqués les engagés de la Grande Recrue, en 1653, pour se rendre à Nantes et à Saint-Nazaire. La plaque fut inaugurée en mai 1954, à l’occasion du 300e anniversaire du départ de la Recrue. 

 

 

 

Plaque érigée à la Flêche au port du Pré Luneau où se sont embarqués les engagés de la Grande Recrue, en 1653, pour se rendre à Nantes et à Saint-Nazaire. La plaque fut inaugurée en mai 1954, à l’occasion du 300e anniversaire du départ de la Recrue.

 

La Grande Recrue

 

 

Veuillez s'il vous plait commernter sur la première page Louis Arnould, ce qui vous évite d'ouvrir la page, cette note n'est donc pas comptabilisée


| 339 vues | 0 commentaire

Louis Schreck

 

 

Louis Schreck

 

Pionnier de l'Aviation Française

né à Aubigné-Racan

 

 

C’est le 8 mars 1874 que Louis Schreck naît à Aubigné Racan, sa maman s’appelait Louise Poisson. Jean Schreck, alors âgé de 22 ans a fuit l’Alsace depuis l’annexion à l’Allemagne. Il est employé à la construction des chemins de fer. La famille est très modeste d’autant que Louise, la maman dévouée est sans profession. Louis Schreck alors âgé de 24 ans se marie en l’année 1898 avec Marie Aline Gaché, il exerce la profession de caissier.  Adrien Heurtebise, son camarade et témoin à son mariage est ingénieur constructeur de cycles, il aura une certaine influence sur l’avenir professionnel de Louis.  En 1898, Louis et Marie Aline, bien que sans fortune s’établissent au 48 rue de la Sablonville à Neuilly sur Seine. Louis a décidé de devenir constructeur automobile, aussi il est obligé de vendre des automobiles afin  de se constituer un capital de départ. Il apprend l’anglais, l’espagnol et s’embarque avec sa femme aux Etats-Unis. Là, sur le continent américain, il vend des automobiles Delaunay Belleville. Louis entend parler des exploits des frères Wright, il est subjugué.  En cette fin d’année 1908, Louis âgé de  34 ans revient en France et  avec l’argent durement gagné achète un biplan Wright. En septembre 1909, il se rend à Pau et prend des cours de pilotage aux terrains d’aviation des frères Wright, puis en janvier 1910 ceux d’Hanriot à Reims. Diplôme en poche, Louis s’installe sur le terrain  de Port Aviation de Juvisy-sur-Orge. Seul, il dessine   un grand aéroplane à la voilure bizarre qu’il tente de faire voler en septembre, mais c’est échec, l’engin est trop lourd, il pèse 750 kg à vide. Le Diapason I c’est son nom, est équipé d’un petit moteur rotatif à 7 cylindres Gnôme de 50 ch, celui là même qu’il a vu à Reims en août 1909 sur le biplan Farman.  En octobre 1910, Schreck remplace le rotatif Gnôme par un moteur Chenu de 90 ch plus puissant, mais équipé de la même hélice placée à l’arrière. En février 1911 le Diapason II vole. Le Diapason de Schreck accomplit quelques vols, qui ne sont en réalité que des  petits décollages simultanés et  l’engin ne s’élève pas franchement dans les airs.  Louis entreprenant, zélé, admet ses échecs et s’associe avec d’autres constructeurs afin de produire des aéroplanes de qualité. En janvier 1911, il rachète à Armand Deperdussin les monoplans Tellier, les machines-outils de Juvisy-sur-Orge d’Alphonse Tellier 2. Louis crée à Saint-Omer en Artois une entreprise de construction des monoplans Tellier qu’il nomme Société des anciens chantiers Tellier, c’est là qu’il créé sa première école de pilotage.Louis s’associe en mars 1912, avec un jeune pilote ingénieur, Louis Gaudart, ils réalisent le premier hydravion à coque appelé le  d’Artois, du type Donnet-Denhaut avec un redan sous la coque, et un monoplan de course. Malheureusement, le 13 avril 1913, à l’occasion du second concours d’hydravions de Monaco, Louis Gaudart, essayant d’esquiver des bateaux, se tue sur l’hydravion d’Artois. Louis connaît alors un second échec, douloureux, mais qu’il transformera de succès en succès, s’alliant avec les meilleurs constructeurs. Réquisitionné par le Ministère de la Guerre en 1914, Louis se distingue par la construction de ses hydravions. Louis Schreck reçoit la croix de la Légion d’honneur pour les services rendus à la patrie. Sur les 2.870 hydravions construits en France entre août 1914 et novembre 1918, 1.470 ont été construits par la FBA (soit 50 %). Le retour à la paix met fin aux commandes d’hydravions. Louis Schreck fut Maire de la ville de La Frette sur Seine de 1919 à 1942.

 

 

 

 

Remerciement à Gérard Hartman, Historien de l’ Aéro-Club de France.

 

Cher monsieur Patrick Delaplace-Trinquet,

 

Louis Schreck est un autodidacte qui a créé en 1913 la FBA, premier producteur mondial d’hydravions de combat durant la 1ère Guerre. Sa société (qui porte un nom anglais) était française, Schreck (qui porte un nom allemand) aussi. Un oublié de l’histoire. Dans mon livre sur les hydravions de la FBA (pas trouvé d’éditeur), j’ai écrit : Né le 8 mars 1874 - année où la peinture de Monet est déclarée “ impressionniste ” - dans une petite commune de la Sarthe située entre Le Lude et Château-du-Loir nommée Aubigné-Racan, village natal de sa mère, Louis-Hippolyte-Victor Schreck est le fils de Jean Schreck et Louise Poisson, âgés de 22 ans chacun. Si sa mère, sans profession, est Normande, son père, employé comme terrassier à la construction des chemins de fer, est originaire du Palatinat - une région située au nord de l’Alsace et de la Lorraine à cette époque allemande (le Palatinat était français à la naissance de son grand-père).

 

Cordialement, Gérard Hartmann,

Historien de l’Aéro-club de France.

 

 

Veuillez s'il vous plait commernter sur la première page Louis Arnould, ce qui vous évite d'ouvrir la page, cette note n'est donc pas comptabilisée


| 454 vues | 0 commentaire

Le Poète Honorat de Bueil, seigneur de Racan

 

 

 

 

  

Historicité de la Maison De Bueil famille d’Honorat De Bueil Seigneur De Racan 

 

 

Famille tourangelle, dont les membres les plus célèbres furent Jean IV, maître des arbalétriers de France, il fut tué à Azincourt en 1415, son fils Jean V (1415-1478), surnommé le fléau des Anglais fut un des meilleurs généraux de Charles VII, participa à la reconquête de la Normandie et à la reconquête de la Guyenne, et fut nommé Amiral de France en 1453, il est l’auteur d’une autobiographie romancée que j’ai cité plus haut dans mon texte. Louis III (1497-1563), en 1544 défendit Saint Dizier de l’armée impériale. Jacqueline, comtesse De Moret (1589-1651) fut l’une des maîtresses de Henri IV, et plus près de nous Honorat (1589-1670) né à Aubigné. Nous pouvons nous enorgueillir d’Honorat De Bueil seigneur De Racan né le 5 février 1589 au Manoir de Champmarin à Aubigné. Honorat De Bueil, Seigneur de Racan (1589-1670), et qui appartenait à la très ancienne famille De Bueil dont l’ancêtre illustre fut Jean De Bueil participa à de nombreux combats de la guerre de Cent Ans et qui fut un compagnon de Jeanne d’Arc. Il est à noter que Jean De Bueil (1406-1477) a donné une image caractéristique des entreprises militaires du XVe siècle dans un imprimé, Le Jouvencel, sous la forme d'un roman militaire (Ph. Contamine). Le nom de Racan fut rattaché à celui de la commune d’une décision prise par le Conseil municipal du 5 juin 1934. Orphelin à l’age de treize ans, Honorat De Bueil Seigneur De Racan devint page de la Chambre du roi Henry IV. Il reste cinq ans dans cet office auprès du Comte De Bellegarde. Poète préféré de Jean de la Fontaine, il laisse le souvenir d’un homme resté enfant, il était bègue, d’une timidité maladive, maladroit et rêveur. Il vécut pendant longtemps dans l’ombre de Malherbe dont il fut à la fois le disciple et le complice en « friponneries ». Jeune officier, amoureux de Catherine de Termes dont il fera par anagramme la belle Arthénice de sa célèbre pastorale Les Bergeries, nonchalant dans son travail aussi bien qu’en amour, Racan fut surtout pour ses contemporains un éternel maladroit, un sympathique étourdi dont Tallemant des Réaux se plaîsait à raconter les multiples  distractions. Son amour pour son domaine tourangeau de La Roche-au-Majeur lui donnait souvent l’envie de tout quitter pour se retirer sur ses terres, sentiment qui est à l’origine de son chef-d’oeuvre, les Stances sur la Retraite Il garda pourtant de nombreux contacts avec les milieux littéraires parisiens, il fut élu à l’Académie et eut le bonheur de voir ses talents et ceux de Malherbe reconnus par la nouvelle génération, celle des Boileau et des La Fontaine. Représentée sous le titre d’Arthénice sa pastorale Les Bergeries le rendit célèbre en 1619, pour la petite histoire notre poète doux rêveur n’avait toujours pas cinq plus tard fait imprimer sa célèbre Pastorale en cinq actes de plus de 3000 vers et Malherbe se fâcha d’autant que de fausses copies incorrectes commençaient déjà à circuler, bien qu’il s’exécuta, il omit de terminer la préface. 

 

 

  

Le manoir de Champmarin, maison natale du poète Racan

  

Retrouvez toutes les oeuvres d’Honorat De Bueil, Seigneur De Racan sur Gallica Bibliothèque de France. lien Gallica, retrouvez les oeuvres de Racan.

 

Gallica Bibliothèque de France 

 

 

Veuillez s'il vous plait commernter sur la première page Louis Arnould, ce qui vous évite d'ouvrir la page, cette note n'est donc pas comptabilisée


| 508 vues | 0 commentaire


Recherche

Vous recherchez ? :

patlesarthois@patrickdelaplacetrinquet.eu

 

http://www.patrickdelaplacetrinquet.eu

 


Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion | Annuaire des blogs