Louis Schreck

 

 

Louis Schreck

 

Pionnier de l'Aviation Française

né à Aubigné-Racan

 

 

C’est le 8 mars 1874 que Louis Schreck naît à Aubigné Racan, sa maman s’appelait Louise Poisson. Jean Schreck, alors âgé de 22 ans a fuit l’Alsace depuis l’annexion à l’Allemagne. Il est employé à la construction des chemins de fer. La famille est très modeste d’autant que Louise, la maman dévouée est sans profession. Louis Schreck alors âgé de 24 ans se marie en l’année 1898 avec Marie Aline Gaché, il exerce la profession de caissier.  Adrien Heurtebise, son camarade et témoin à son mariage est ingénieur constructeur de cycles, il aura une certaine influence sur l’avenir professionnel de Louis.  En 1898, Louis et Marie Aline, bien que sans fortune s’établissent au 48 rue de la Sablonville à Neuilly sur Seine. Louis a décidé de devenir constructeur automobile, aussi il est obligé de vendre des automobiles afin  de se constituer un capital de départ. Il apprend l’anglais, l’espagnol et s’embarque avec sa femme aux Etats-Unis. Là, sur le continent américain, il vend des automobiles Delaunay Belleville. Louis entend parler des exploits des frères Wright, il est subjugué.  En cette fin d’année 1908, Louis âgé de  34 ans revient en France et  avec l’argent durement gagné achète un biplan Wright. En septembre 1909, il se rend à Pau et prend des cours de pilotage aux terrains d’aviation des frères Wright, puis en janvier 1910 ceux d’Hanriot à Reims. Diplôme en poche, Louis s’installe sur le terrain  de Port Aviation de Juvisy-sur-Orge. Seul, il dessine   un grand aéroplane à la voilure bizarre qu’il tente de faire voler en septembre, mais c’est échec, l’engin est trop lourd, il pèse 750 kg à vide. Le Diapason I c’est son nom, est équipé d’un petit moteur rotatif à 7 cylindres Gnôme de 50 ch, celui là même qu’il a vu à Reims en août 1909 sur le biplan Farman.  En octobre 1910, Schreck remplace le rotatif Gnôme par un moteur Chenu de 90 ch plus puissant, mais équipé de la même hélice placée à l’arrière. En février 1911 le Diapason II vole. Le Diapason de Schreck accomplit quelques vols, qui ne sont en réalité que des  petits décollages simultanés et  l’engin ne s’élève pas franchement dans les airs.  Louis entreprenant, zélé, admet ses échecs et s’associe avec d’autres constructeurs afin de produire des aéroplanes de qualité. En janvier 1911, il rachète à Armand Deperdussin les monoplans Tellier, les machines-outils de Juvisy-sur-Orge d’Alphonse Tellier 2. Louis crée à Saint-Omer en Artois une entreprise de construction des monoplans Tellier qu’il nomme Société des anciens chantiers Tellier, c’est là qu’il créé sa première école de pilotage.Louis s’associe en mars 1912, avec un jeune pilote ingénieur, Louis Gaudart, ils réalisent le premier hydravion à coque appelé le  d’Artois, du type Donnet-Denhaut avec un redan sous la coque, et un monoplan de course. Malheureusement, le 13 avril 1913, à l’occasion du second concours d’hydravions de Monaco, Louis Gaudart, essayant d’esquiver des bateaux, se tue sur l’hydravion d’Artois. Louis connaît alors un second échec, douloureux, mais qu’il transformera de succès en succès, s’alliant avec les meilleurs constructeurs. Réquisitionné par le Ministère de la Guerre en 1914, Louis se distingue par la construction de ses hydravions. Louis Schreck reçoit la croix de la Légion d’honneur pour les services rendus à la patrie. Sur les 2.870 hydravions construits en France entre août 1914 et novembre 1918, 1.470 ont été construits par la FBA (soit 50 %). Le retour à la paix met fin aux commandes d’hydravions. Louis Schreck fut Maire de la ville de La Frette sur Seine de 1919 à 1942.

 

 

 

 

Remerciement à Gérard Hartman, Historien de l’ Aéro-Club de France.

 

Cher monsieur Patrick Delaplace-Trinquet,

 

Louis Schreck est un autodidacte qui a créé en 1913 la FBA, premier producteur mondial d’hydravions de combat durant la 1ère Guerre. Sa société (qui porte un nom anglais) était française, Schreck (qui porte un nom allemand) aussi. Un oublié de l’histoire. Dans mon livre sur les hydravions de la FBA (pas trouvé d’éditeur), j’ai écrit : Né le 8 mars 1874 - année où la peinture de Monet est déclarée “ impressionniste ” - dans une petite commune de la Sarthe située entre Le Lude et Château-du-Loir nommée Aubigné-Racan, village natal de sa mère, Louis-Hippolyte-Victor Schreck est le fils de Jean Schreck et Louise Poisson, âgés de 22 ans chacun. Si sa mère, sans profession, est Normande, son père, employé comme terrassier à la construction des chemins de fer, est originaire du Palatinat - une région située au nord de l’Alsace et de la Lorraine à cette époque allemande (le Palatinat était français à la naissance de son grand-père).

 

Cordialement, Gérard Hartmann,

Historien de l’Aéro-club de France.

 

 

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26-07-2010 | 565 vues

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