Le pouvoir que l'homme a de faire souffrir ses semblables ou de les abaisser dans leur conscience et de leur chair ne peut être vaincu que par la capacité de surmonter la souffrance et de la subir sans en tenir compte
Frédérique Hébrard
Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens, c'est les voler et leur enlever la vie. Il faut satisfaire d'abord aux exigences de la justice, de peur que l'on offre comme don de la charité ce qui est déjà dû en justice
Saint Jean Chrysostome
Après un malheur on est contraint à la poésie, on est contraint à la métamorphose, c'est à dire qu'on ne peut plus jamais être comme avant, un enfant, un adulte se trouve au centre d'une constellation
Boris Cyrulnik
( Psychiatre, Psychanalyste )
Mutique. Mystique. Peu de lettres différencient ces deux mots. La mutité est source d'approndissement de la pensée, de la réflexion. La force donnée par la foi, à ceux qui savent la recevoir, est incommensurable
Mon amie Elisa
Toute seule sur un sommet qui surplombe l'abîme, l'âme a faim de Dieu mais se sent réprouvée. Elle meurt sans pouvoir mourir
Soeur Faustine de Cracovie
Certes ma vie est déjà pleine de morts. Mais le plus mort des morts est le petit garçon que je fus. Et pourtant, l’heure venue, c’est pourtant lui qui reprendra sa place à la tête de ma vie, rassemblera mes pauvres années jusqu’à la dernière, et comme un jeune chef ses vétérans, ralliant la troupe en désordre, entrera le premier dans la maison du Père
Georges Bernanos
Tout est lumière et corps de lumière, les correspondances sont partout. Tout est langage et tout se répond. Tout se pénètre et s'interpénètre
Marie-Madeleine Davy
Je ne sais en quel temps c’était, je confonds toujours l’enfance et l’Eden, comme je mêle la Mort et la Vie , un pont de douceur les relie
Léopold Sédar Senghor
Biographie de Pat
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Après avoir mûrement réfléchi je vais écrire ma bio dans ce style, une trentaine de lignes par jour suffiront, ce style me permet de me caler serein par rapport à mon véritable style.
( Extrait )
Sève au creux de mon écorce, de mes feuilles, de mes racines comme une glu chaude collée à la terre, j'étais le frêle bourgeon écartant et foulant la glaise du destin, j'étais la mue qui filtrait malgré tout à travers le feuillage de mes pathétiques inconstances. Dans les jardins secrets de mes rêves, les herbes folles qui librement s'abandonnaient aux vents, avaient si bien obstrué l'horizon que j'avais fini par comprendre que vous ne pouviez plus savoir les chemins de l'enfance, c'est que je vous avais rêvé trop souvent comme une mère privée de l'envie et qui ne voulait plus jamais revoir son propre enfant. Longtemps je vous ai cherché avec les yeux de l'ascension s'en jamais pouvoir vous retrouver ma pauvre mère et tout au fond du grand ciel cuivré où la lune mystérieuse avec ses phases évolutives brûlait l'enfance, la jeunesse, la maturité et la vieillesse et quand venait enfin la nuit pleine d'obscurité, j'attendais dans ma solitude celle qui dans mes rêves apparaîtrait telle la promesse inaccessible. De la dépouille de mon enfance, les composts ont jonché ma terre d'une poussière d'ancêtres, brièveté de leur âme en mon esprit, elle vogue, elle voltige, elle danse sur l'onde de mon chagrin et le rameau qui éclot sans cesse en moi, seul me retient encore à la vie. Et vous mon pauvre père que de secret dans votre âme blessée que votre conduite me révèle, mais quelle audace, mais quelle inconscience en vous que je n'ai cherché à comprendre votre silence, votre pensée, vos sentiments comme le fragment d'une grande affliction au fond de vous même, qu'importe votre déraison ne fut que le miroir ou se reflétait votre originalité, votre singularité, elle subsiste aujourd'hui dans ma mémoire comme l'inoubliable clef du cœur de la souffrance, la douleur que j'ai trop bien appris sur mes morts de naguère.