Les souvenirs d’un écolier d’Aubigné-Racan 1945-1946
Les souvenirs d'un écolier
d'Aubigné-Racan 1945-1946
Par Claude Ribet

" L'éducation est en un sens une génération."
Discours prononcé par le citoyen Jean Jaurès
Les 10 et 24 janvier 1910 à la Chambre des Députés.
Si l'on veut se rappeler où et comment, et avec qui on a pu connaître les premiers liens sociaux, c'est bien et dans sa plus tendre enfance, que nous les avons découverts à l'école évidemment. Lorsque je vous présente cette photo du cours élémentaire de l'année 1945/1946, ce n'était pas l'opulence. La guerre était terminée depuis peu, et les enfants étaient chichement vêtus. On apprenait à lire à écrire et compter avec l'encre violette, les portes plumes et les plumes "Sergent-major". Il est très difficile de comparer une époque à une autre avec un tel recul. Je me souviens malgré tout, que nos enseignants faisaient tout leur possible pour nous inculquer leurs connaissances. On nous faisait découvrir l'histoire, cela nous permettait un peu plus chaque jour de découvrir nos origines, notre héritage culturel, notre passé, et nous rattachait à des valeurs. La minute quotidienne de morale nous faisait méditer sur ce qu'était le bien et le mal et nous donnait des repères.

L'instruction civique, enseigné vers la fin d'étude avec Monsieur Rivière (excellent instituteur) nous rappelait chaque jour ce qu'était un pays Républicain et démocratique, et que nous avions de la chance de connaître ce système (de très loin le meilleur) Si parfois un enseignant élevait le ton ou secouait un élève réticent, ce n'était uniquement, que vers l'intérêt et l'avenir de l'élève que cet accès de sévérité se manifestait. Quant aux enfants qui étaient dans cette école qui m'a tant apporté, ils venaient chaque jour de la"Marière" de " Mal équarri " des " Sablons " de " Varenne ", à pieds bien sûr et par tous les temps. Le ramassage scolaire n'existait pas. La Laïcité, que certains voudraient remettre en cause aujourd'hui était la règle d'or de nos écoles. Pour les enfants dont je vous parlais de suite et qui venaient de loin, il y avait un lieu de restauration. Notre cantine tenue d'une manière rigoureuse par deux personnes envers qui je garde un affectueux souvenir: Madame Durriez, madame Puault. Je ne voudrais surtout pas que ma description vous paraisse ringarde, elle est réelle. Je disais tout à l'heure qu'il est impossible de comparer une époque à une autre. Aujourd'hui, l'école, notre école laïque a su préserver ses valeurs, bien que les enseignants, dans la plupart des cas, professent dans des conditions plus difficiles qu'autrefois. L'évolution si elle est une réalité, ne s'est pas toujours produite d'une manière positive, et il est anormal de nos jours qu'un enseignant ne soit pas respecté comme autrefois puisque le savoir que l'on obtient et que l'on garde toute sa vie vient de lui. Pour l'homme de soixante huit ans que je suis, lorsque, par intermittence, je descends au village natal, je marque toujours un temps d'arrêt vers la Mairie, et regarde quelques instants ces bâtiments scolaires dont l'implantation n'a pas changé. Avec une pointe de nostalgie, et avec un regard affectif, je détaille quelques instants, en me rappelant que le savoir que j'ai pu acquérir dans ces classes, m'a beaucoup apporté dans ma vie d'homme. Pour la petite histoire du village natal, j'ai retrouvé cette photo scolaire de l'année 1945/1946 cours élémentaire. le temps s'est considérablement écoulé depuis cette époque. Je suis un homme qui est entré dans sa soixante neuvième année, mais par bonheur j'ai conservé une mémoire intacte. Je vais donc identifier tous les personnages qui figurent sur cette photo. Madame Denet envers qui je garde un excellent souvenir, fut ma première institutrice, c'est elle qui m'a appris à lire. Si vous pouviez lui rappeler ces souvenirs cela j'en suis sûr lui rappellerait une époque et sa vie professionnelle qu'elle a assumée avec beaucoup de rigueur et de passion.
L'institutrice Mademoiselle Lecomte
Premier rang du haut de gauche à droite: Ramaugé Raymond, Bellanger Gaston, Renoult Paul, Liger Claude, Chauvigné René, Haton Jean Paul, Cartereau. Deuxième rang du milieu de gauche à droite : Avenat, Courtin, Choisnet ( la Pilletière) Hériard André, Millet Roger, Goulet, Bagiault, Peltier, Ramauger Roger. Troisième rang de gauche à droite Daniélo Robert, Gervais, Fourrault Claude, Ribet Claude, Courtin, Derouault Gérard, Brard Claude, Rioux Maxime, Davoine Pierre, Hériard Pierre, Aimé Albert ( la Bourgaudiére )

Mademoiselle Lecomte
Raymond Ramaugé Gaston Bellanger
Paul Renoult Paul Liger
René Chauvigné Jean Paul Haton
Cartereau Robert Avenat
Courtin Chouanet La pilletière
André Hériard Roger Millet
Goulet Bagiau
Pelletier Roger Ramaugé
Claude Fourreau Robert Daniélo
Jervais Claude Courtin
Gerard Derouault Claude Brard
Maxime Rioux Pierre Davoine

Hériard Pierre Aimé Albert
La Burgaudière
Pour la petite histoire deux copains qui figurent sur cette photo faisaient tous les jours par tous les temps quatre kilomètres aller et retour Chauvigné René qui habitait à la limite de Verneil le Chétif, et Daniélo Robert qui était domicilié à " l'Eguillé ". Le ramassage scolaire n'existait pas à cette époque et par les hivers rigoureux d'après Guerre le seul point où l'on pouvait se réchauffer était le gros poêle à bois qui se situait au milieu de chaque classe. Toute une époque ! Nicole Piétrin dont le frère Jean Paul Haton se trouve sur la photo annonce que notre cher Gérard Derouauld est décédé le mois dernier, nous lui rendons hommage comme à ceux qui ne seraient plus.

Les souvenirs d'un écolier
d'Aubigné-Racan 1951-1952

Monsieur Rivière
Notre instituteur
Lorsque vous voyez cette photo, je n'ai pas le droit de ne rien dire sur cet homme qui fut notre instituteur. Monsieur RIvière fut un enseignant de son époque. L'amour de son métier, sa vigilance, voire sa sévérité, toujours orientée vers l'intérêt de l'enfant, donnaient toujours des résultats positifs. C'était Quelqu'un qui était foncièrement droit et honnête, qui n'avait qu'un seul but : la réussite de ses élèves. Son enseignement de l'histoire nous captivait. Si je suis devenu, malgré ma profession d'ajusteur, un passionné d'histoire, je pense que c'est un peu grâce à lui. Merci monsieur RIVIERE, vous avez été un excellent enseignant et un homme intègre.
Mes petits camarades

Marcel Delètang
Lucien Lehoux Claude Ribet
Jean Paul Haton Jean Daniélo
Claude Fourreau Lucien Maillet
Boussin Paul Hérin
Bardet
Guy Guichard
Roger Bernard
Décédé, honoré par la ville
d'Aubigné-Racan,
le Stade de FootBall porte son nom
Gerard Derouault Michel Roger
Chouanet
Gaston Beaumont Jean Paul Juignet
Moise Lebouc
J'ai noirci deux visages sur cette photographie, je le regrette pour mon ami Claude Ribet, j'invite donc tous ceux possédant l'original de découvrir l'identité des protagonistes. On n'a pas eu le courage de me contacter, mais plutôt la lâcheté de me divaguer, me diffamer, pour une page pourtant digne d'intérèt. Aussi après information auprès de la justice, il s'avère que je pouvais conserver en l'état cette photographie d'école, en effet la photo datant de 59 ans est publique de par son caractère historique et de son statut d'appartenance à l'Education Nationale, mais comme l'on s'est bien permis d'harceler moralement ma mère nourricière qui est une femme âgée de bientôt 84 ans, j'ai préféré noircir les visages de ces deux personnes qui n'offrent absolument rien de concret dans mon existence, aucun intérèt vital dans ma vie. Par son article, Claude Ribet a consacré un véritable travail de pédagogie dans le plus pur style de probité et d'abnégation qui sied à cet homme éprit de son enfance, il est fort dommageable que sa démarche n'a pas été comprise, mais on a l'éducation que l'on a reçu, évidement cette page va rester et Claude Ribet se joint à moi et remercions vivement tous les visiteurs qui ont apporté leur contribution à mon site internet par leurs visites sur cet admirable article qui aurait dû s'imposer et non diviser.
******



































Commentaires
le 17-12-2011 à 17:34:53
Mon Ami JEAN FERRAT avait dit dans l'une de ses chansons:
"Nul ne guérit de son enfance"
J'aurai 73 ans mardi prochain !....
Amicalement.
Claude
site/blog
le 17-12-2011 à 09:03:04